Derrière la Grande Muraille de Colin Thubron

Présentation

On s’est plongé avec délectation dans l’ouvrage de l’écrivain-voyageur britannique Colin Thubron "Derrière la Grande Muraille" où l’on découvre son voyage qu’il a réalisé dans les années quatre-vingt en parcourant des milliers de kilomètres à pied, en train, en autobus, à bicyclette, depuis la frontière birmane jusqu’au désert de Gobi, depuis la mer Jaune jusqu’au toit du Tibet.

Derrière la Grande Muraille de Colin Thubron

On découvre une Chine de l’après-Mao – où le pays était à peu près inaccessible pour un voyageur étranger. Les premières pages évoque le projet de l’auteur, soit d’arpenter la Chine classique en tout sens, presque au hasard, sur plus de seize mille kilomètres : de s’enfoncer dans la vie tribale des régions limitrophes de la Birmanie, le long du Mékong; d’atteindre la face est de l’Himalaya et de suivre la Grande Muraille jusqu’au bout, à l’extrême nord-ouest. C’est aussi le désir de comprendre cette Chine mystérieuse dont l’image forgée par l’étranger est souvent contradictoire et déformée.

La capitale

Le périple débute par Pékin où la métropole était en chantier et qu’il décrit comme une ville ayant quelque chose d’impersonnel et d’inachevé avec des rues dénuées d’expression. Il découvre les artères d’autrefois envahies par des millions de cyclistes. Il s’aventure dans les rues latérales pour pénétrer dans les hutongs et déambule sur la place Tiananmen jusqu’au pied de la Porte de la Paix, va à la rencontre des Chinois grâce à ses connaissances du mandarin.

De Pékin, il va embarquer en train pour Shanhaiguan, l’endroit où la Grande Muraille longe la mer Jaune. Au fil des pages, on a des descriptions des chemins de fer chinois de l’époque avec ses locomotives à vapeur, ses couchettes dures, ses voyageurs serrés les uns contre les autres qui braillaient, crachaient, dans un nuage de fumée de cigarettes….Après avoir traversé, Tianjin, puis Tangshan (la ville minière frappée par un tremblement de terre en 1976), il descend à Beidahe, la station balnéaire des cadres du Parti communiste. De là, il loue en vélo pour rouler jusqu’à la plage et le long des rues ombragées à villas et pavillons victoriens. Pour poursuivre son voyage jusqu’à Shanhaiguan, il emprunte un bus pour faire le trajet de quatre-vingt kilomètres le long de la côte. Arrivé à Shanhaiguan, il est fasciné par le tronçon de la Grande Muraille dévalant les contreforts des montagnes pour traverser la plaine côtière, avant de se désagréger dans les vagues du golfe de Bohai. Après avoir déambulé dans la vieille ville il suit la Grande Muraille en direction des montagnes.

Vers la montagne des Neufs-Fleurs

Son voyage se poursuit à l’assaut des sommets de Jiuhuashan, l’une des quatre montagnes sacrées du bouddhisme. Au bout du chemin, il s’arrête dans un monastère où il dormira durant une nuit.

Suzhou

Il reprend le train pour l’emmener à Suzhou, la ville des jardins. Au matin, il lui révéla une ville ancienne exquise dont l’ossature était constituée d’avenues de platanes, des artères étaient des canaux aux parois de pierre que franchissaient des ponts en dos d’âne – ces voies d’eau qui avaient fait l’admiration de Marco Polo. Une ville faisant partie des rêves que l’auteur avait inconsciemment apporté avec lui et qui soudain s’était matérialisé. Il s’arrête sur les femmes de Suzhou qui sont considérés comme les plus jolies du pays. Durant deux jours, il vagabonde dans les jardins de Suzhou. Ces espaces réduits qu’il considère comme riche de sens et de symboles. Marcher dans ces jardins, c’est parcourir une solitude sacrée selon l’auteur.

Shanghai

Après ces quelques jours à Suzhou, il se rend à Shanghai qui grouille de partout. A l’époque, elle vivait au rythme de ses douze millions d’habitants, des ouvriers, des cortèges de touristes ahuris. Pourtant, les foules se promenant avec nonchalance en prenant leur temps. L’auteur mentionne le regard des Chinois sur l’étranger en précisant que les Chinois du Nord l’avait dévisagé avec un étonnement bovin, les yeux des Shanghaïens brillaient d’opportunisme, l’examinant de la tête aux pieds pour évaluer en un éclair la texture de sa chemise, de sa montre (digitale ? suisse ? japonaise ?), sa ceinture, ses chaussures. Il s’intéresse aussi à l’habitat qui changeait d’un district à l’autre. Il se rend au Bund lui apportant une surprise pleine de nostalgie avec les bâtiments des années 20 ou 30. Il déambule dans Fuxing Park d’où les Chinois et les chiens étaient autrefois exclus.

En route pour le sud

Début octobre, il se trouve à Hangzhou où une mélancolie automnale s’est déposée sur le lac de l’Ouest, le plus beau lac dans l’imaginaire chinois. Il décrit Hangzhou comme une ville triste au labyrinthe délabré de hutong et de béton. Avec une bicyclette d’emprunt, il s’enfonce dans les collines couvertes de champs de thé. Il va à la rencontre d’un fermier le questionnant sur ses conditions de vie après la Révolution culturelle.

Pendant une nuit et un jour, il reprend un train pour parcourir mille deux cents kilomètres à travers les montagnes en direction de la mer de Chine méridionale, jusqu’à Xiamen, au coeur du Fujian. Il parcours les quais du Port de Xiamen, à la recherche d’un bateau pour Canton.

Canton

Arrivé à Canton, il constate que c’est à la fois la plus éclatante et la plus traditionnelle des grandes villes. Canton restant enraciné dans un long passé commercial. Le trafic de la mer de Chine méridionale l’a rendue plus affable et plus subtile que les villes du Nord. Il s’attarde à raconter son expérience culinaire dans le restaurant du Gibier sauvage où il s’arrête. On lui récite le menu : chat à la vapeur, cochon d’Inde braiser (entier) avec de la purée de crevettes, viande de chien avec piments rouges et échalotes à la sauce soja, soupe épaisse de chat haché, salamandre géante frite (poisson) aux noyaux d’olive, python braisé aux champignons… Il hésite. Il se sent soudain devenir végétarien. Il finit par choisir un chat sauvage braisé en espérant que c’était l’appellation d’un mets inoffensif.

Dans le lit de Mao

Il quitte Canton pour rejoindre, en train, Shaoshan, le lieu de naissance de Mao Zedong. Il prend une chambre dans une pension construite en 1959 et qui avait reçu Mao, sa femme Liu Shaoqi. En pénétrant dans la salle de bains de la chambre occupée autrefois par Mao, il s’attarde sur la plus grande baignoire qu’il ait vue en Chine – une immense baignoire oblongue aux formes de Mao, encadrée de carreaux blancs, où l’on accédait par des marches carrelées. Au-dessus était fixée une barre permettant au président de hisser son corps vieillissant hors de la baignoire et, près du robinet, se trouvait un bouton rouge en cas d’urgence.

Pendant deux jours, il parcours les sanctuaires maoïstes de Shaoshan. Il s’arrête à la maison natale de Mao Zedong bâtie par son père, un paysan avare qui prospérait comme négociant en grain et prêteur sur gages. A l’intérieur de ce long pavillon il parcourt les pièces à l’atmosphère claustrophobique et sans vie. Sur la place du village, il se rend à un musée comprenant des photographies, des textes, des tableaux idéalisés et des statues de plâtre consacrés à des disciples de Mao, des frères de Mao, des généraux de Mao, Mao lui-même.

Guilin

Après cette ville dédiée au culte de Mao, il part pour Guilin avec son paysage distillé par les peintres et les poètes pour rendre la quintessence des montagnes chinoises. Il se rend dans les montagnes en remontant la rivière Li sur cinquante kilomètres, à bord d’un bateau de tourisme. La rivière formait un couloir vert entre les montagnes. Chaque courbe révélait un nouvel assemblage de pinacles, dont certains plongeaient à pic d’une hauteur de cent mètres et d’autres s’évasaient ou jaillissaient sous forme de ziggourats.

Kunming

Avec le train, il serpenta pendant plus de trente heures à travers le nord du Guangxi et la province du Guizhou pour arriver à Kunming. La capitale du Yunnan est située entre la jungle subtropicale et les hauts plateaux du Nord qui descendent du Tibet. Malgré la présence envahissante des minorités ethniques, il trouve la ville authentiquement chinoise. Les parcs, les jardins accueillaient les pratiquants du Taï chi. Toutes les rues avaient conservés intactes leurs maisons de bois à deux étages.

A la rencontre des ethnies Dai-Hani-Bulang

Il décolle de Kunming avec un Antonov pour atterrir près de Simao à cent vingt kilomètres de la frontière vietnamienne. Il s’enfonce dans la forêt tropicale pour aller à la rencontre de l’ethnie Dai qu’il décrit comme une race délicate aux hanches fines, comme les Thaïs (à qui ils sont apparentés), et leur visage était empreint de la même douleur et se distinguait par la convexité de leurs sourcils menus qui semblaient rétrécir leurs yeux. Il s’intéresse aussi à d’autre groupe ethnique, soit les Hani qu’il considère moins expansifs, descendus des montagnes ainsi que les femmes Bulang aux lobes d’oreilles percées et distendus par des bouchons de liège.

Il vogue ensuite sur un bateau pour descendre le Mékong sur une trentaine de kilomètres, presque jusqu’à la frontière birmane.

Chongqing

Direction l’Est, pour Chongqing. Avec le train, il traverse les régions les plus fertiles et les plus peuplées du monde – le bassin rouge du Sichuan. Il déambule, désorienté, dans cette ville de Chongqing qui recouvrait une péninsule rocheuse au confluent du Yangzi est du Jialing, enfermé dans un cirque de montagnes pollués.

A travers les gorges

Il embarque sur un paquebot pour naviguer une journée en direction des gorges par où le Yangzi se lance à l’assaut des plaines. Il pénètre dans les gorges longues de deux cents kilomètres qui séparent le Sichuan des plaines de l’Est où des falaises noires hautes de trois cents mètres se dressaient à la verticale et disparaissaient dans le lointain jusqu’à ce que l’on ne puisse plus distinguer si leurs contours étaient des nuages ou de la pierre. Il rappelle qu’au zénith de l’époque Tang, aux VIIe et VIIIe siècles, le Yangzi avait été célébré avec nostalgie. Pour les poètes, il était devenu un symbole d’éphémère et de la fuite du temps. Aux endroits les plus sauvages de son cours, il emplissait les voyageurs d’une crainte sacrée.

Itinéraire au cœur de la civilisation chinoise

En plein mois de novembre avec un froid sec et pénétrant, il poursuit son itinéraire au coeur de la civilisation chinoise la plus ancienne – Kaifeng, Luoyang, Xian, poussant une pointe au nord jusqu’au vieux bastion communiste de Yenan. Après avoir marché quelques kilomètres le long du fleuve Jaune, il s’arrête à Kaifeng. Inondée à plusieurs reprises par le fleuve Jaune, elle était une ville de vestiges. Il l’a décrit comme bigarrée et reposante. Il déambule avec une douce mélancolie dans les avenues bordées de pêchers et d’abricotiers en fleurs, ainsi que des palais aux toits de tuiles bleues parés de la grâce nouvelle des avant-toits qui remontent. Il se rend à l’endroit où probablement Liu Shaoqi, personnage un jour le plus puissant de Chine après Mao, avait été emprisonné en secret et mourut.

Il monte dans un wagon à couchettes molles pour se rendre à Luoyang pour un voyage de trois heures en direction de l’ouest. Principale ville de Chine pendant la période centrale de l’Empire roman évanescent (d’où lui arrivèrent les émissaires de Marc Aurèle en 166 après J.-C). Pourtant des jours de sa grandeur durable, il restait à peine un bâtiment isolé. Ses monuments, en revanche, étaient des sanctuaires taillés dans le roc qui avaient conservés une certaine sérénité. Lors de la visite de ces sanctuaires, il tombe sur une Chinoise mariée à un américain. L’auteur pose un regard intéressant sur ce ce mariage mixte. En questionnant la jeune femme, il apprend que la famille de celle-ci était consternée par ce mariage. Son père un vieux fonctionnaire, ne s’en remettrait jamais, car les gens disent sans arrêt : " c’est l’homme dont la fille est partie chez les capitalistes.".

Il reprend sa route, en autobus, pour se rendre au monastère Shaolin ou Temple de Shaolin.

Prochaine étape Xian qui n’est plus la plus grande ville du monde de l’époque de la dynastie Tang. En effet, les temples et les palais de bois si vulnérables ont quasiment disparu. Même les remparts Ming entourant la ville n’ont aucun bâtiment datant de cette époque. Ne subsiste que deux pagodes échouées dans les banlieues. Il rencontre l’imam de la mosquée se trouvant dans le quartier musulman de la ville. Il lui parle et le questionne sur l’origine de ses fidèles. Il lui apprend que le peuple musulman est venu par la route de la soie pendant les années Tang, mais qu’il y a longtemps qu’on ne parle plus arabe. L’imam sachant uniquement lire la langue classique du Coran. Il revient sur un épisode tragique de l’Histoire à savoir la Révolution culturelle. La mosquée ayant faillit être détruite par les gardes rouges.

A quarante kilomètres de Xian, il visite les fameuses fosses accueillant la célèbre armée de guerriers en terre cuite : archers, infanterie, conducteurs de chars – rassemblée pour monter la garde auprès du premier empereur de Chine, Qin Shihuangdi pour l’éternité. Le spectacle est hallucinant. Les soldats sont massés en file par quatre, – plus de six cents hommes. Ils ont l’air de marcher au pas dans les entrailles de la terre comme si c’était leur lieu de séjour. Les poignées de leurs javelots et leurs arcs laqués se sont désagrégés ou ont été chapardés et leurs poings errent le vide. L’expression de chaque visage est différente. Il y a les vétérans aux traits durs et des recrues au visage fin, de l’étoffe d’officier et de la chair à canon. Ils ont les joues et le menton soulignés de barbes comme des défenses naissantes, et la moustache pendante ou frisée. Même les armures sont variées.

Après Xian, il part pour la ville de Yenan située dans les montagnes austères du Shânxi, où l’Armée Rouge avait achevé sa Longue Marche. Avec un autobus, il parcourt cinq cents kilomètres avant la tombée de la nuit. En entrant dans Yenan, il constate que la ville a l’air épuisé. Elle s’étale dans la poussière le long d’une vallée envahie par les usines, avec des maisons creusées pour la plupart dans les falaises. Il passe deux jours mornes où tout lui semble terni par une pellicule de poussière : les bâtiments, la vallée, les gens. Il arpente les grottes qui ont servi d’habitations aux dirigeants rouges et d’où ils ont mené onze ans de guerre.

Vers l’ultime porte sous le ciel

Pour la dernière partie de son périple, l’auteur reprend le train pour s’enfoncer de plus en plus dans le plateau de Loess ou plateau Huangtu (situé en Chine du Nord), à l’ouest de Xian. Il décrit un climat rigoureux avec de violentes tempêtes de poussière, dont les grains sont si petits qu’ils peuvent pénétrer dans la peau comme un onguent – même la poussière s’infiltrait à travers les vitres fermées du train. Elle se déposait sur les paysans assis autour de lui. La température chutait à moins de 0 °C.

Il évoque aussi les conditions difficiles du voyage dans un train bondé avec un wagon coupé en deux par une allée centrale jonchée de poires piétinées, mêlées à un magma gris de crachats et de cendres de cigarette qu’un employé armé d’un balai étalait toutes les deux heures. A la nuit tombée, on ne pouvait plus bougé d’un pousse. Les gens qui n’étaient pas entassés sur les sièges étaient allongés dans un enchevêtrement de corps – vieillards, femmes, enfants – vautrés dans la crasse des crachats et de la nourriture jetée à terre en travers des couloirs, sous les sièges, dans les toilettes, agenouillés le front appuyé sur le moindre espace de siège disponible.

Après avoir traversé cette dure région du Gansu, il atteignit Lanzhou, la capitale de la province où il découvrit les limbes d’une cité industrielle de deux millions d’habitants. A l’époque, c’était la ville la plus polluée de Chine. La ville était le cœur de l’industrie de la province. Entassée au creux de ses montagnes entaillées par les mines, elle était de part en part voilée par la fumée et la poussière. A certains moments, les avenues disparaissaient entièrement dans l’opacité de l’air. Malgré cela, il se promène dans la ville dans un état d’allégresse inexprimable.

Il trouve un autobus pour l’emmener là où le barrage de Sanmen retient le fleuve Jaune, puis emprunte un bateau pour voguer sur ledit fleuve pour atteindre un bassin de quatre-vingts kilomètres carrés entourés pics d’une centaine de mètre de haut.

Ensuite, il prend un train pour Xining afin d’atteindre la mer intérieure que les Mongols appellent Koko Nor. Arrivé à Xining, il se rend au monastère Kumbum vieux de quatre cents ans, situé dans le fonds d’une vallée. Il avait été bâti sur le lieu de naissance de Tsong-Khapa le plus grand réformateur du lamaïsme, et ses moines étaient plus de cinq cents.

Le lendemain matin, il reprend la route et passe sur les hauts plateaux où s’étendaient le goulag de Chine. Son chemin se poursuit vers l’ouest pour parvenir sur les hauts plateaux du Qinghai-Tibet, soit le cœur glacé de l’Asie. Parmi ces premières chaînes se trouvaient les sources du fleuve Jaune. Se dressaient les montagnes Kulun – berceau de l’empereur de Jade et de de la reine-mère de l’Ouest. Le Yangzi et le Mékong prenait leur source à leur pied. Quant au Koko Nor, il était si salé qu’aucune plante ne tapissait ses rives. Les montagnes l’enserraient mortellement. Ses eaux étaient du même bleu lustré que le ciel. On aurait pu croire que le ciel s’était inversé et répandu au creux des montagnes.

Son voyage tire à la fin. Il prend le train qui l’emmène à Jiayuguan. Pendant quelques kilomètres, le train suit le fleuve Jaune pour arriver le lendemain à midi à Jiayuguan. Ville d’acier avec des habitations de type bungalow, bâtie pour résister aux vents du dessert de Gobi. Il se rend à la forteresse reconstruite par les Ming en 1372 surnommée le "le Défilé imprenable sous le Ciel" et, pendant deux millénaires, sous presque toutes les dynasties, son site avait marqué la limite ouest de la Grande Muraille. C’est de là, dès les premières années de l’Empire romain que la route de la soie avait relié la Chine à la Méditerranée. Même aujourd’hui, elle invitait à un voyage vers l’ouest à travers les oasis musulmanes du Xinjiang, mais la neige et la forteresse énorme – terminus traditionnel de la Chine – lui en a dissuadé.

Il escalade les remparts dans le vent, les yeux ruisselants de larmes. Il admire la chaîne du Mazong et la blancheur du Qilian. En fin d’après-midi, il parcours les derniers kilomètres de sable menant l’extrémité de la Grande Muraille.

Conclusion

Ce roman de Colin Thubron a été couronné en 1988 par le Thomas Cook Award de la littérature de voyage. Avec l’acuité de son regard, son génie du détail, son art de se glisser au plus secret des êtres, ce récit nous fait partager une aventure humaine rare et nous emmène dans une Chine profonde, à la découverte de ce pays millénaire. Nous voyageons dans les plus grandes villes de Chine, en passant par les villes historiques, les principaux symboles de la culture chinoise ainsi que les campagnes; un pur plaisir pour vous immerger dans une Chine authentique.

 
 

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